Afin qu’il soit un univers ouvert sur le monde et sur les autres, un univers où les réflexions se rencontrent et s’enrichissent, proposez-moi vos commentaires et les références de vos lectures, vos billets d’humeur et vos touches d’humour…
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Eh bien dites-donc !

 

Tous dans le même sac ! ☺

Puisque ce site se propose d’éclairer la construction de la sexualité et notre positionnement permanent vis-à-vis d’elle, au travers duquel s’expriment à l’occasion nos inquiétudes, nos interrogations, nos défenses, nos désirs… comment dès lors résister à l’envie de vous raconter combien les textes que vous lisez, ont parfois une petite histoire qui dépasse plus qu’à l’ordinaire le seul raisonnement simple et paisible. Une histoire où se glissent justement inquiétudes, interrogations, défenses ou désirs… de la personne qui écrit (moi en l’occurrence) ou de celle qui relit (Marie, dans le cas présent, pour très officiellement la nommer !).

J’envoie donc à Marie, psychologue de son état, trois quatre textes pour relecture. Ses compétences, étayées par son parcours scolaire et professionnel, sa spontanéité et son enthousiasme, et sa belle connaissance de la langue française font d’elle un œil extérieur de choix. Les textes me sont renvoyés et nous les redécouvrons ensemble afin de commenter et arbitrer ses corrections et interrogations. Quelques fautes de frappe et d’orthographe qui ont échappé à ma vigilance sont délicatement signalées en caractères minuscules et bleu clair. Deux trois annotations, toutes aussi discrètes, m’alertent de la complexité de certaines de mes phrases. Dans un texte je pêche à l’occasion par une structure de phrase un peu lourde. Rien de bien méchant, à moins que Marie ne soit décidément que trop gentille avec moi !

Plus qu’un texte à vérifier. J’ouvre le document intitulé « Virilité : La taille en question ».

Trop long !

Amusée par ces deux mots et peut-être plus encore par le ton que donne ce point d'exclamation, l'annotation qui est devenue le sous-titre de l'intitulé de mon texte, ne manque pas de me faire pouffer de rire.

Marie écarquille ses grands yeux bleus : « C’est dingue, maintenant que je relis c’est énorme ! » La voilà qui récidive ! Je le lui signale, elle rougit, met sa main devant sa bouche « Il faut vraiment que je fasse attention à ce que je vous dis ! ». Nous rions et poursuivons la lecture. Et ce, jusqu’à un « que » annoté en rouge. Je m'apprête à acquiescer à cette remarque tout à fait justifier mais avant même que j'ai pu prononcer un mot  Elle se justifie : « Il n’y avait pas de que ! » Je me retourne, les sourcils relevés comme seul commentaire. « Oh là là, je me suis entendue vous le dire, j’espérais que cela vous aurait échappé ! » Dit-elle comme une petite fille prise en faute.

Mais lequel de nos deux inconscients s’exprimait le plus ? Le sien, inquiet devant une telle longueur ? Ou le mien avec ses phrases en effet interminables ?

Qu’importe, ils s’exprimaient ! La question de la taille du sexe masculin ne laisse décidément pas tranquille les inconscients féminins…

Preuve est ainsi faite, si c’était utile, que le spécialiste, ouf !, n’échappe pas à son humanité  et dès lors, aux méandres dans lesquels le plonge sa préoccupation sexuelle !

Tous dans le même sac vous disais-je !