Afin qu’il soit un univers ouvert sur le monde et sur les autres, un univers où les réflexions se rencontrent et s’enrichissent, proposez-moi vos commentaires et les références de vos lectures, vos billets d’humeur et vos touches d’humour…
- Vous êtes professionnels (médecin, psychologues, sexologues, philosophes, sociologues, historiens, journalistes…) proposez-moi vos articles pour compléter les miens !
- Vous êtes artiste peintre ou photographe et vous voudriez illustrer à votre tour ce site, prenez contact avec moi !
- Vous seriez intéressé par une collaboration ? Faites-vous connaître !

Vous avez des suggestions, idées ou conseils, des contacts à proposer, des liens internet à faire connaître, des annonces de conférences, d’évènements, de spectacles…
Eh bien dites-donc !

 

Les femmes ont-elles besoin de longs préliminaires ?

Est-ce tout à fait faux ? Non. Un préjugé repose toujours sur un constat réel, mais son interprétation en est erronée. Affirmons d’emblée qu’homme et femme sont deux êtres sexués, ayant autant de désir, autant de possible l’un que l’autre.

Ainsi l’un et l’autre sont aussi facilement disposés à faire l’amour. Pourtant souvent, tandis que le premier est prêt à l’accepter, et y entend même l’expression de sa nature d’homme, la seconde résiste. Deux raisons principales éclairent cette concordance difficile (et non cette inégalité de désir, pas plus que cette inégalité mécanique).

La première : Depuis des millénaires, lui semble effrayé par un désir féminin qu’il craint de ne pouvoir combler. Quant à elle, elle est préoccupée par le désir de préserver sa relation et de ne pas faire peur à son partenaire, car elle a besoin de lui à ses côtés notamment pour son projet d’enfant. Ainsi elle tend à faire passer le désir masculin avant ses propres élans. Cette idée reçue d’une femme sans désir spontané les rassure donc tous les deux : l’homme continue de prendre l’initiative et la femme se conforte dans l’idée qu’elle a besoin de sa stimulation.

La deuxième : Compte tenu de leur nature sexuelle, projective pour lui, accueillante pour elle, l’homme peut voir dans la sexualité le moyen de se libérer des tensions que génère sa vie alors qu’à l’inverse, une femme bousculée par le quotidien voit dans la pénétration une invasion supplémentaire.
Ainsi, si le stress et l’anxiété peuvent-être un moteur pour l’homme,  ils sont généralement un frein pour la femme. Mais faudrait-il y entendre une faiblesse de celle-ci ? Faudrait-il ignorer la quête de soin ou de réassurance cacher de temps à autre derrière l’expression officielle d’un flamboyant désir masculin ? Et n’est-ce pas curieux de faire de la sexualité une autre finalité que celle d’une rencontre intime ?

Et c’est bien cette intimité émotionnelle qui fait trop souvent défaut et ainsi le malentendu.

C’est au-delà des caresses, et plus encore de caresses sexuelles que se construit cette intimité nécessaire à l’excitation et cadre de la sexualité.
Souvenez-vous : lors de la rencontre, vous étiez tellement en chemin l’un vers l’autre que vous n’aviez pas besoin de caresses interminables ! Le vrai préliminaire, c’est la relation. C’est elle qu’il faut préserver et entretenir amoureusement.