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La sodomie est-elle une pratique perverse ?

Qu’entend-on par “perverse” ? Selon l’étymologie latine (perversus), il s’agit d’une pratique détournée de sa vraie nature. Le baiser pourrait donc être considéré comme une pratique perverse, puisque la bouche est faite pour se nourrir et parler… Pour la morale, souvent influencée par la religion, dès qu’une pratique sexuelle est déviée de l’instinct de reproduction, elle peut être qualifiée de perverse, à l’instar de la fellation hier, ou de la sodomie aujourd’hui.

Freud, lui, définit la perversion comme une pulsion d’emprise visant à réduire l’autre à l’état d’objet, dans le déni de la différence des sexes.
Pourquoi alors pointer du doigt la femme qui souhaite jouir de son anus et du sentiment de s’offrir à son partenaire ? Pourquoi reprocher à l’homme d’aimer sentir son sexe serré dans un rectum plus tonique que le vagin ?

Cependant, la sodomie soulève d’autres questions.

Si elle est le seul moyen de jouissance de la femme, peut-être cette dernière a-t-elle besoin de s’éloigner de son sexe, une zone trop associée à sa féminité au regard de son histoire personnelle ? Certaines, à la suite d’un viol, évitent ainsi la pénétration vaginale et le risque d’y éprouver un plaisir lorsqu’elles imaginent une responsabilité dans cet événement subi. D’autres investissent cette zone pour pallier le silence de leur sexe.

Du côté de l’homme, que dit l’investissement de cette zone non spécifique de la féminité ?
La sodomie évoque le goût que nous avons de jouer avec l’ambivalence des sexes, comme c’est le cas de la femme qui fantasme une position phallique en pénétrant de son doigt.
Quoi qu’il en soit, il importe de ne pas se livrer à la sodomie par “obligation”. Chacun et chacune doivent avoir la curiosité d’explorer ou pas cette pratique. En toute liberté.